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Les 3 modes de fonctionnement

de ton système nerveux

Parce que l’être humain ne nait pas autonome comme d’autres mammifères, nous sommes venus au monde avec le besoin primordial de nous sentir en sécurité dans notre corps, dans notre environnement et dans nos relations avec les autres.

Le système nerveux autonome est notre système de surveillance interne. Il scanne en permanence l’environnement (à l’intérieur comme à l’extérieur du corps) en se demandant « suis-je en sécurité ? ». Son rôle est de rechercher des indices de sécurité, de danger ou de menace vitale sans impliquer les parties conscientes de notre cerveau.

En fonction de la manière dont il interprète l’environnement, selon la Théorie PolyVagale du Dr Porges, le système nerveux peut déclencher trois types de réponses :

  • s'il se sent en SECURITE, il est en mode FUN (s'amuser). On est dans l'engagement et lien social
  • s'il se sent en DANGER, il passe en mode FIGHT or FLIGHT (lutter ou combattre). On se mobilise pour répondre à un danger.
  • s'il se sent menacé de mort, il passe en mode FREEZE (se figer). On s'immobilise parce qu'il semble impossible d’échapper à ce qui menace notre survie autrement

Ces trois types de réponse nous donne une grille de lecture pour identifier l’état dans lequel nous nous trouvons à un moment donné, et celui que nous avons tendance à le plus utilisé. Elle est très proche de celle du cerveau triunique que je présentais dans cet article. Connaitre ces modes de fonctionnement permet d’agir en conscience pour modifier la réponse souhaitée quand elle ne nous paraît finalement pas forcément la plus appropriée pour maintenir le lien si cher à nos vies ! Cela est tout particulièrement vrai lorsque l'on a un sytème nerveux "à haut débit" comme c'est le cas pour les zèbres / Hauts Potentiels.

Voyons donc en détail chacun de ces modes et leur réalité en terme de vécu pour un être humain.

LE MODE SECURITE : le lien social

SOCIAL

S'engager, s'amuser

Ce mode est celui de l’engagement social, de la connexion et de la sécurité.

Au niveau physique

Ce mode augmente la motilité intestinale (donc la digestion), la réponse immunitaire (donc la résistance aux infections), le repos et la récupération, la circulation sanguine vers les organes non-vitaux (peau, extrémités), la sécrétion de l’hormone impliquée dans le lien social qui permet l’immobilité sans peur : l’ocytocine

Ce mode diminue les réponses défensives.

Le rythme cardiaque et la tension artérielle sont régulés, la respiration plutôt complète.

Au niveau émotionnel

On se sent calme, sociable, heureux, actif, intéressé, présent, ancré, curieux, ouvert. On ressent une sensation générale de bien-être.

On voit le monde comme un lieu sûr, amusant et paisible.

Au niveau relationnel

Dans cet état, on est connecté à nos expériences, nos émotions et nos ressentis. Nous avons une vue d’ensemble des choses et sommes connectés au monde et aux gens qui l’habitent.

On peut aller vers les autres. Le contact visuel est facile, le visage et la voix sont expressifs. Nous reconnaissons les visages de nos amis, nous arrivons à centrer notre attention sur les conversations et en exclure les bruits extérieurs.

Sens de nos actions

On est organisé, on réalise nos projets, on s’occupe de nous, on prends le temps de jouer, d’interagir avec les autres. On se sent productif avec le sentiment de bien gérer les évènements.

Ce serait donc notre mode par défaut idéal ! C’est en tout cas à cet état que l’on aspire au fond de nous.

LE MODE DANGER : la mobilisation

FIGHT

Combattre

Fuir

Ce mode est celui de l’action défensive. Nous avons deux options en fonction de ce que nous permet de faire la situation et du mode défensif que nous avons pris l’habitude d’adopter.

Au niveau physique

Ce mode est celui de l’hyper activation. Il augmente le rythme cardiaque et la tension artérielle, l’énergie disponible, la sécrétion d’adrénaline, la circulation d’oxygène vers les organes vitaux, la coagulation, la taille des pupilles

Ce mode diminue le stockage d’énergie, la digestion, la salivation, les capacités relationnelles et la réponse immunitaire. Le souffle est court et peu profond.

Rester dans ce mode sur la durée peut entrainer des maladies cardiaques, une forte tension artérielle, un fort taux de cholestérol, des problèmes de sommeil, un gain de poids, des pertes de mémoire, des maux de tête, des tensions chroniques au niveau du cou, des épaules et du dos, des problèmes de digestion et une plus forte vulnérabilité face aux maladies.

Au niveau émotionnel

On se sent frustré, irrité, en colère voire sous le coupe de la rage. Cela amènera le plus souvent une attitude combattive.

On peut aussi se sentir préoccupé, se faire du souci, voire être anxieux, angoissé ou paniquée. Cela amènera alors le plus souvent une attitude fuyante.

Dans ce mode, le monde peut nous apparaître comme dangereux, chaotique ou inhospitalier.

Au niveau relationnel

Le monde extérieur et l'autre sont perçus comme dangereux. On n’entend plus difficilement le son des voix amicales, une certaine détresse relationnelle commence à naître.

Sens de nos actions

Nous sommes en mouvement, soit pour nous rapprocher de quelque chose ou de quelqu’un soit pour nous en éloigner. Nous pouvons connaître des difficultés à nous concentrer ou aller au bout de nos actions.

LE MODE SURVIE : l'immobilisation

IMMOBILISATION

Se figer

Ce mode est celui de l’action de survie, la dernière voie de recours lorsque nous sons sentons piégés et que rien d’autre ne fonctionne.  C'est un état protectif.


On se renferme sur soi en sortant du lien, on se dissocie de son corps, de ses sensations et émotions. Certaines parties du corps peuvent devenir insensibles. C’est « l’effondrement interne ».

Au niveau physique

Ce mode est celui de l’hypo-activation. Il diminue le rythme cardiaque, la tension artérielle, la température corporelle, le tonus musculaire, la libido et la réponse immunitaire

Il augmente le stockage d’énergie. Le corps sécrète plus d’endorphines, des hormones qui aident à l’anesthésie et augmentent le seuil de tolérance à la douleur.

Les conséquences sur la santé peuvent notamment inclure la fatigue chronique, la fibromyalgie, les problèmes de digestion, une tension artérielle faible, le diabète de type 2 et une prise de poids.

Au niveau émotionnel

On se sent perdu, seul avec son mal être, son désespoir. On se réfugie dans un état dans lequel on ne sent plus rien, où l’on n’existe plus vraiment. Le corps est comme engourdi, anesthésié, on s’en dissocie.

On peut se sentir désespéré, abandonné, confus, trop fatigué pour penser ou agir. La dépression peut alors s’installer (ce qui n’est pas forcément mauvais signe, je t’explique pourquoi dans cet article ! )

Le sentiment d’impuissance est présent, on peut se sentir honteux, piégé ou sans espoir. On se replie sur soi physiquement aussi.

Au niveau relationnel

On peut voir le monde comme vide, noir, mort, obscur.

Le visage est assez inexpressif, le contact des yeux presque inexistants, les intonations sont mornes. Difficile d’être en lien dans ces conditions, l’isolement est alors prégnant.

Sens de nos actions

On pense qu’on ne peut pas agir. Le sentiment d’impuissance est grand. On manque clairement d’énergie, y compris pour effectuer les tâches du quotidien.


Se ressourcer pour remonter l'échelle du système nerveux

Ces 3 modes de fonctionnement s’organisent de façon linéaire, comme une échelle. Pour passer du mode survie au mode lien, nous devons passer par le mode danger. 

systeme nerveux nerf vague theorie polyvagale

Nous faisons généralement des allers retours sur cette courbe plusieurs fois au cours d’une même journée. Certains de ces modes se quittent et se retrouvent plus vite (Mobilisation & Lien Social), d'autres s'installent plus lentement et demandent du temps pour en sortir (Immobilisation)

Le véritable problème survient lorsque nous restons « coincé » dans l’un des modes de manière non choisie, subie donc.

Puisque « par défaut » nous cherchons tous à retrouver cet état de lien, d'équilibre, d’espoir et d’engagement, c’est cet état que nous chercherons à cultiver au quotidien pour y revenir le plus rapidement possible lorsque nous l’aurons quitté.

Cela demande :

  • de bien connaître son fonctionnement, ses réactions dans chacun des modes
  • d'être à l’écoute de soi pour identifier le mode dans lequel on se trouve à un instant T
  • de connaître nos meilleurs outils ressources pour les mettre en œuvre.

Des outils de ressourcing, il y en a beaucoup, quasiment autant que de personnes ! Le plus important est de connaître ce qui nous ressource réellement à titre individuel, que cela soit de te poser dans ton canapé à respirer, te faire un câlin, te cocooner à ta façon ou danser par exemple. Je t'en propose différents dans le cadre de mes accompagnements, comme la présence aux sensations corporelles, le yoga pratiqué d'une certaine façon, l'ancrage, la compassion pour soi, la reliance à plus grand que soi, les huiles essentielles. Tu en trouveras quelques un par exemple dans la vidéo "5 clés pour réguler son système nerveux".

Une fois ressourcé, il nous sera possible d’appréhender la situation de manière plus organisée, consciente et en lien avec notre environnement.

Réguler son système nerveux est donc LA CLE 

pour évoluer sur notre chemin en sécurité

& en harmonie avec notre environnement.

Sources principales de cet article : écrits du Dr. Stephen Proges, Deborah Dana, Eric Marlien

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